J’ai commencé des recherches sérieuses sur l’Américain connu sous le nom approximatif de Chardy ou Sherdy vers 2018. J’ai finalement déroulé la pelote jusqu’à Léon Turrou. J’ai publié un livre, Affaire Seznec : Les archives du FBI ont parlé, en 2020. Cet ouvrage a fait l’objet de mises à jour jusqu’en 2023.
À partir de cette période, j’ai entrepris des recherches dans les archives russes. J’ai également eu accès au dossier d’instruction, au dossier de police, ainsi qu’à d’autres archives de source française. J’ai alors fait de nouvelles découvertes qui vont bien au-delà d’une simple mise à jour. Avec mon précédent ouvrage, je ne disposais en réalité que de la moitié de la solution. Je me doutais qu’il me manquait des éléments essentiels. Par exemple, Léon Turrou, pour mettre en place son arnaque, devait inévitablement disposer d’un complice. J’ai finalement mis au jour tout un pan de l’affaire resté secret pendant plus de cent ans.
Une simple mise à jour de mon précédent ouvrage n’était donc plus envisageable. Il fallait désormais penser à l’écriture d’un tome 2. Toutefois, travaillant déjà sur deux autres projets, l’écriture de L’affaire Seznec et les archives secrètes soviétiques n’est pas d’actualité. Comme je l’ai expliqué, il me manque encore quatre documents essentiels conservés dans les archives de la sécurité intérieure de la Fédération de Russie. Sans accès à ces documents, l’écriture d’un second tome serait prématurée.
Un autre problème se pose. Un ouvrage de référence rigoureux, fondé sur des sources historiques, est sans doute nécessaire, mais il reste relativement indigeste pour le grand public. J’ai découvert récemment des possibilités de recréer un univers historique à l’aide de vidéos générées par l’IA, tout en s’appuyant sur des sources authentiques. Je réfléchis donc à la création d’un ouvrage hybride, mêlant texte sourcé et contenus vidéo.
Se pose également la question de la surmédiatisation de l’affaire Seznec. Nous avons assisté à une succession de rebondissements, souvent portés par des personnes ne maîtrisant pas le dossier. Le dernier exemple en date est ce documentaire diffusé par France 3 l’année dernière. Aujourd’hui, il est difficile d’émerger de ce bourbier où tout a été dit, sauf la vérité.
L’affaire Seznec retombe peu à peu dans l’oubli. Les nouvelles générations n’en ont souvent jamais entendu parler, et cette affaire est désormais très éloignée de leurs préoccupations.
J’ai bien une petite idée sur la manière d’aborder les choses… Nous verrons bien.

2 commentaires:
Donc Guillaume Seznec aurait indiqué dans quelle brasserie Pierre Quéméneur devait rencontrer Scherdly. Je suppose que la Sûreté a interrogé les employés de cet établissement ? Si ils avaient vus Pierre Quéméneur le 26 mai 1923 au matin il y aurait une déposition dans le dossier. Or il n'y en a pas. C'est très mauvais pour Seznec tout ça !
C'est le problème. La Sureté n'a pas exploité cette piste comme tant d'autres comme si la Sureté avait des instructions.
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