mardi 20 janvier 2026

Turrou had come clean on the diamonds question


Turrou had come clean on the diamonds question. 

Turrou est sorti tout propre de l'histoire des diamants. Il avait acheté des diamants pour $ 2500 et avait payé avec un chèque en bois. Est-ce vraiment le cas selon l'enquête administrative interne de l'A.R.A. ?


Je suis en train d’écrire un ouvrage en anglais sur l’affaire Seznec vue par un Américain. J’ai repris quelques notes anciennes concernant Turrou et je suis tombé sur un article amusant d’un blogueur, Marc Duriez, qui, avec beaucoup de suffisance, d’agressivité voire d'insultes avait essayé de démontrer que l’Américain Turrou n’avait rien à voir avec l’affaire Seznec. Je ne souhaite pas rouvrir des polémiques stériles. Le débat enrichit la réflexion lorsqu’il est de bonne foi. Lorsqu’il est de mauvaise foi, il entretient la désinformation et la confusion.

Ce débatteur, qui n’avait jamais entendu parler de Léon Turrou, ni de l'A.R.A. avant la publication de mon livre, voulait absolument prouver que Turrou était une personne honnête et intègre, malgré les évidences. Donc, je n'avais rien compris.

Bertrand Patenaude écrivait, page 687 de son livre Big Show in Bololand :

“On April 4, Brown wrote to Haskell, now back in Moscow, that Turrou had come clean on the diamonds question, and had signed a sworn affidavit.”

Notre débatteur, peu rigoureux quant à la qualité de ses traductions, avait écrit :


« Come clean » avait été traduit par « blanchi », ce qui revenait à présenter Turrou comme totalement innocent. Or, come clean ne signifie pas « venir propre » ni « être blanchi », mais veut dire « faire des aveux ». C’est une expression idiomatique anglaise et un faux ami qui signifie dire toute la vérité après l’avoir cachée. C'est un aveux et une preuve de culpabilité au sens juridique du terme.

La phrase correctement traduite est donc :
« Turrou avait fait des aveux dans l’affaire des diamants et avait signé une déclaration sous serment. »  Cela n’a plus grand-chose à voir avec la traduction précédente.

Aujourd’hui, il n’y a plus de débat sur Turrou. Tout le monde a finalement admis qu'il est la seule personne qui corresponde aux éléments du dossier d’instruction de l’affaire Seznec. D’un point de vue historique, Léon Turrou est identifié à Sherdly. D'un point de vue judiciaire, Turrou n'a pas été entendu par la justice. Il n'a donc pas fait de déposition sous procès-verbal. Il n'a pas apporté son témoignage. Les pièces à conviction comme des courriers échangés avec Quémeneur n'ont pas été saisies. Ses complices ont échappé à la justice. Ce qui a permis au procureur de la République Guillot d'affirmer que cette affaire de Cadillac et cet Américain étaient une invention de Seznec.

La vérité judiciaire peut affirmer qu'une chose n'existe pas sans apporter de preuves, sans même effectuer la moindre recherche. C'est la magie de la justice. La vérité historique est plus prudente et rassemble patiemment des faits, des documents, des archives et cherche a lever des incohérences. 

L'affaire des Cadillac et l'Américain Sherdly n'ont pas laissé de traces dans le dossier d'instruction mais ont laissé des traces historiques.

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