Article de Bertrand Vilain
Dans les conclusions de son livre Pour en finir avec l’affaire Seznec, publié en 2015, Denis Langlois, avocat et écrivain qui a défendu la famille Seznec pendant quatorze ans, propose une explication aux échecs successifs des demandes en révision. Selon lui, les défenseurs de Guillaume Seznec auraient commis une erreur fondamentale en choisissant de soutenir son innocence complète. Cette stratégie, accompagnée d'une médiatisation excessive, aurait fini par indisposer les magistrats et compromettre les chances d'obtenir une révision.
Onze ans plus tard, le 30 septembre 2026, Denis Langlois annonce une quinzième demande en révision. Sa démarche repose sur une distinction qu'il estime essentielle : accepter la culpabilité de Guillaume Seznec pour les faux en écriture et demander la reconnaissance d'un doute concernant le meurtre de Pierre Quéméneur.
Cette position mérite d'être examinée à la lumière des précédentes décisions judiciaires et des propres déclarations de son auteur. Plusieurs contradictions apparaissent entre son interprétation des échecs passés, les exigences légales de la révision et la nature des éléments qu'il présente aujourd'hui.








