Article de Bertrand Vilain, auteur de : Affaire Seznec : L'Enigme incompréhensible
Article de Bertrand Vilain, auteur de : Affaire Seznec : L'Enigme incompréhensible
Le 30 septembre 2026, Denis Langlois, avocat honoraire qui travaille depuis près d’un demi-siècle sur l’affaire Seznec, a annoncé le dépôt d’une quinzième demande en révision au nom de Jean-Yves et Gabriel Seznec, deux petits-fils du condamné. La requête avait été déposée le 7 septembre devant la commission d’instruction des demandes en révision et en réexamen de la Cour de cassation.
Cette nouvelle démarche intervient cent deux ans après la condamnation de Guillaume Seznec aux travaux forcés à perpétuité, le 4 novembre 1924, pour le meurtre de Pierre Quéméneur et pour faux en écriture privée. Les quatorze demandes précédentes n’ont pas abouti à l’annulation de cette condamnation.
Dans un précédent article, « Fait troublant : Où sont passés les cahiers de Quémeneur ? », je m'inquiétais de la disparition de pièces à conviction, dont 10 carnets et 17 cahiers.
Après avoir eu accès au dossier d’instruction, au dossier de police et aux archives du contre-espionnage, on découvre l’affaire Seznec sous un autre angle.
Deux perquisitions ont été effectuées à Ker-Abri, la propriété de Pierre Quéméneur : la première le 29 juin 1923 et la seconde le 11 juillet. Lors de cette dernière, de nombreux documents ont été saisis.
Hors-série du magazine "Bretons" octobre-novembre 2026
Depuis 1923, L’Ouest-Éclair, puis Ouest-France, suivent l’affaire Seznec. Au fil des décennies, le traitement de ce dossier par la presse régionale a souvent privilégié la thèse de la culpabilité de Guillaume Seznec.
Dans un article publié le 6 octobre 2026, Ouest-France revient sur le cadavre sans tête découvert en juillet 1923 à Sion-les-Mines et présente une pièce de théâtre qui cherche à établir que ce corps pourrait être celui de Pierre Quéméneur.
Plus d'un siècle après la condamnation de Guillaume Seznec, une quinzième demande en révision vient d'être déposée. Elle repose sur le doute concernant sa responsabilité dans la mort de Pierre Quéméneur. Parallèlement, des archives du contre-espionnage français apportent un nouvel éclairage sur le commerce d'automobiles destinées à la Russie soviétique, au cœur de l'affaire depuis 1923.