La Sureté Générale a tout fait pour discréditer le témoignage de François Le Her puis son honorabilité. Ce n'était pas un personnage de grande moralité, il faut toutefois admettre qu'il n'a pas été possible de prendre en défaut son témoignage. Sous commission rogatoire du 10 mai 1924, le planning de François Le Her pour le mois de mai 1923 a été saisi. Selon cette pièce à conviction, nous pouvons admettre qu'il a bien rencontré Pierre Quemeneur, le 26 mai 1923 entre 18h00 et 18h30 soit le lendemain de son décès. Le Her est sûrement le plus grand menteur pathologique de l'univers mais il n'y a aucun élément permettant d'accréditer que ce jour-là en particulier, il ait menti.
Cette commission rogatoire tardive montre la fébrilité de la justice qui a des doutes sur la date du décès de Quéméneur et donc sur la culpabilité de Seznec.
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1 commentaire:
Si Le Her a dit vrai, Seznec aussi…
À quelle heure Quéméneur serait arrivé à Paris Montparnasse ? Une heure du mat ?
Il est à 5 km de l’hôtel de Normandie. Après être parti de Rennes à 5 h du mat, il en a surement plein les bottes…
À sa place j’aurais pris une chambre au plus près.
Le lendemain, il passe à deux reprises au bureau de poste, le matin et l’après-midi, ce qui est cohérent avec le 26 mai et pas du tout avec le 2 juin.
Pas de chèque, pas de voiture et on est samedi… Il rentre en Bretagne et croise Le Her vers 18 h 30….
La grande question sur Le Her, c’est la pension d’invalidité ? Est-ce qu’on l’a acheté, pour qu’il s’écrase au procès, ou pas ?
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