mercredi 20 août 2025

La demande en révision du procès Seznec, où en est-on en 2025 ?

 



La révision peut être demandée lorsqu'une personne est condamnée et qu'un fait nouveau apparaît ou qu'un élément inconnu au jour du procès est découvert après la condamnation. Ces faits ou éléments nouveaux doivent être susceptibles d'établir l'innocence du condamné ou de faire naître un doute sur sa culpabilité. Selon les termes de l'avocat de Denis Le Her-Seznec, Maître Jean-Yves Le Borgne, il faut prouver que Seznec n'a pas tué Quéméneur.

L'exercice est donc difficile puisque la justice n'a pas été capable de prouver que Seznec avait tué lors du procès de 1924. Il n'est donc même pas possible de démonter une argumentation inexistante. L'année dernière, France 3 a financé un documentaire de propagande anti-Seznec uniquement à charge. 100 après, il n'y avait toujours pas le moindre élément prouvant que Seznec avait tué. Il faut se rendre à l'évidence et admettre que Seznec est bien innocent. 

La révision du procès Seznec est toujours d’actualité en 2025. L’argumentaire historique basé sur des faits nouveaux demande du temps, puisque chaque élément avancé doit être étayé par un raisonnement logique et scientifique, s’appuyant sur des archives françaises, anglaises, américaines et russes.

La prochaine — et ultime — demande en révision portera essentiellement sur les points suivants :

lundi 11 août 2025

L'affaire des Cadillac enfin résolue

 

 

 

Pierre Quemeneur/Leon Turrou vers 1923


En 1922, Félix Dzerjinski, commissaire du peuple à l’Intérieur et responsable du Guépéou, décide d’acheter des voitures Cadillac pour les dignitaires de la police politique. Or, à cette époque, l’achat de véhicules de luxe neufs est interdit en raison de la famine qui touche plusieurs régions de l’URSS, notamment le bassin de la Volga.

dimanche 20 juillet 2025

Leon Turrou : Les preuves

Avec l'affaire Seznec, chacun y va de ses petites hypothèses plus ou moins sérieuses. Selon la justice, Seznec a tué mais il n'y a aucune preuve. Le dossier d'instruction montre même que cette hypothèse est assez improbable. D'autres nous affirment que Seznec a tué Quéméneur car il était ivre et il a fait dévorer son cadavre par des boues grignoteuses. Un autre blogueur anonyme, un certain Derrien, nous assène qu'en réalité l'affaire Seznec et l'affaire Cadiou, c'est la même chose et qu'il ne faut pas tenir compte des témoignages du dossier d'instruction car ils sont invérifiables. Diantre ! On se demande même si l'affaire Seznec a bien eu lieu et s'il ne s'agit pas d'un roman à 1F. Lors d'échanges avec l'historien Michel Pierre, pourtant auteur d'un livre, il m'a fait part de "ses croyances" dans cette affaire.  

lundi 14 avril 2025

Mes conclusions temporaires sur le dossier Seznec

 

 




 

Après la consultation du dossier original Seznec conservé aux archives du Finistère, je peux rendre mes premières conclusions :

1/ Meurtre  

Il n'y a pas le moindre élément dans les pièces du dossier qui peuvent accréditer l'hypothèse que Guillaume Seznec a tué Pierre Quéméneur. Il n'y a aucun élément indiquant pourquoi il a tué ? comment ? où ? avec quelle arme ? Comment il s'est débarrassé du corps ?

jeudi 10 avril 2025

Livre Les archives du FBI de Bertrand Vilain à nouveau disponible

Suite à réimpression, le livre de Bertrand Vilain, "Affaire Seznec : Les archives du FBI ont parlé" est à nouveau disponible.

 Affaire Seznec : Les archives du FBI ont parlé

Bertrand Vilain

monsieurbrocanteur@gmail.com

Nouvelle version corrigée, revue, augmentée 2024
 
Archives du FBI Nouvelle édition

 

Pour commander : 

 

- Par CB version livre broché au prix de 19,80 € + 3,59 port pour la France :

https://www.etsy.com/listing/1886364928/affaire-seznec-les-archives-du-fbi
 

- Par chèque version livre broché  19,80 € + 3,59 € de port soit un total de 23,39 € (à l'ordre de Bertrand Vilain)

adressé à : MonsieurBrocanteur

Moulin de Saint Eloy
29460 Saint Eloy

indiquez votre prénom/nom adresse complète et éventuellement email (pour être informé de l'expédition)
 
- Pour la Belgique, Luxembourg, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Portugal livraison possible en Point Relay sur demande.



dimanche 23 mars 2025

Le her verdict d'acquittement en 1919

La cour d'Assises du Finistère à l'honneur de faire connaitre que le nommé le Her François a comparu le 30 juillet 1919 devant la cour d'Assises du Finistère sous l'accusation de viol et a bénéficié d'un verdict d'acquittement.

Le Her a donc bien été jugé. A cette époque, il a une très mauvaise réputation. Il ne paye pas ses factures mais il n'a jamais eu de condamnation. Même s'il est vantard et menteur, son témoignage ne présente pas d'invraisemblances et ne peut être pris en défaut.  

Le Her indique qu'il a vu Pierre Quéméneur le 26 mai 1923 vers 18h30. L'employé des postes Bégué indique qu'une personne s'est présentée 2 fois le 26 mai pour récupérer la lettre chargée. Il est établi que cette personne a montré une pièce d'identité au nom de pierre Quéméneur. Il est aussi établi que Bégué a changé son témoignage au 2 juin après avoir rencontré officieusement l'inspecteur Bonny. Il y a un document qui l'établi formellement.




vendredi 21 mars 2025

Rapport de l'inspecteur Mathey sur Le Her

Le 21 janvier 1924, l'inspecteur de police mobile, Mathey est en charge de procéder à une enquête sur François Le Her. Il entreprend des recherches chez son employeur, la TCRP et dans les différents meublés où il a logé. Il n'y a rien de particulier à signaler si ce n'est des disputes bruyantes dans le couple Le Her. A cette époque, il n'a pas de casier judiciaire.

Son témoignage va quand même être écarté sans raisons factuelles si ce n'est qu'il est contraire à l'hypothèse du meurtre de Quéméneur par Seznec dans la nuit du 25 mai. Pourtant cette hypothèse  invraisemblable est suffisante pour condamner Seznec. Le dossier n'apporte aucun scénario crédible car toutes les possibilités ont été vérifiées sans succès. Nous devons nous résoudre à l'idée que si Seznec a tué, ce n'était pas dans la nuit du 25 mai.

 


 Archives du Finistère

lundi 17 mars 2025

Le train 2442 de 22h26

Dans sa déposition, le chef de gare de Houdan se réfère au départ du train 2442 à 22h26. Ce qui lui permet de déterminer avec précision l'incident de la Cadillac à la barrière de la petite vitesse vers 20h05. Avant de lire cette déposition, il ne me semble pas avoir lu une mention sur ce numéro de train et son heure. Je crois me souvenir que Maître Kahn, l'avocat de Seznec au procès, avait mentionné la possibilité pour Quéméneur d'avoir pu embarquer sur un train de marchandise.

Il semble que cette idée puisse être saugrenue. En premier lieu, fallait-il savoir qu'un train était en partance ainsi que l'heure et la destination. En heurtant la barrière, il est possible de Quéméneur ait remarqué un tableau ou une information quelconque.

En 2025, voyager clandestinement dans un train de marchandises apparaît pour le moins audacieux. En regardant les journaux de l'époque, il était fréquent que des voyageurs sans billet se fassent prendre. Quéméneur était-il assez téméraire pour tenter une telle aventure ? Il est difficile de répondre aujourd'hui. Ce qui étonne est que cette possibilité n'ait pas été approfondie par la police.

Dans ses dépositions, Seznec ne mentionne pas ce train non plus. Il se borne à déclarer qu'il a laissé Quéméneur devant le café de la gare, en face du jardin du chef de gare. 



Gare de Houdan vers 1923 - (Archives du Finistère)


dimanche 16 mars 2025

Monfort L'Amaury

 



 


Le maçon Dectot a vu un véhicule arrêté (position 3) vers 23h00. Dans le procès-verbal du 3 juillet, ce témoin ne se rappelle pas si le véhicule était bâché ou non. Par contre, il indique que le conducteur était seul. Si le véhicule avait bien la capote mise, il est probable qu'il ne pouvait distinguer l'intérieur. On ne peut pas exclure que Pierre Quéméneur fut bien dans le véhicule se reposant, accablé de fatigue. De plus, Dectot ajoute qu'il n'a pas vu le visage car il était toujours ébloui par les phares.

mardi 11 mars 2025

Quéméneur, décideur en chef...

Une autorisation de déplacement est adressée le 23 mai 1923 au receveur-buraliste Hurel de Landerneau. Elle est écrite de la main de  Quéméneur et signée par Seznec. Quéméneur devait aller à Paris en train mais il change d'avis ce jour-là. Tous les éléments du dossier prouvent que c'est bien Quéméneur qui organise et prend toutes les décisions. Seznec a dit qu'il n'était pas associé dans l'affaire de Paris. Il accompagne son ami mais il apparait qu'il y va à reculons, sans vraiment s'y intéresser, ni s'impliquer. Cela explique que, fatigué par les pannes à répétition qu'il paye de sa poche et par l'impréparation de Quéméneur, basta, il décide de rentrer à la maison.