Note des services secrets français datée du 27 juillet 1923
Seznec a-t-il tué ?
Ce que je peux affirmer aujourd’hui, c’est que Seznec n’a pas tué Pierre Quéméneur. Cette conclusion est la suite logique des révélations que j’apporte dans mon livre. Le dossier de justice s'est complètement écroulé.
Ces nouvelles révélations sont-elles prouvées ou s’agit-il encore de témoignages tardifs, d’hypothèses plus ou moins farfelues et de faits romancés ?
J’apporte de nombreuses révélations qui, elles, sont documentées. Le livre relève d’une démarche historique fondée sur des archives accessibles en France, en Russie et aux États-Unis. Certaines sont même consultables en ligne.
Le livre peut ainsi être utilisé comme un véritable jeu de piste permettant au lecteur de vérifier lui-même les faits et les sources.
Dans un avenir proche, je créerai sur ce blog un espace documentaire permettant de télécharger les documents les plus importants. Entre les différents fonds d’archives consultés, la documentation réunie représente aujourd’hui plus de 10 000 pages.
Seznec a-t-il fabriqué de faux documents ?
Seznec a bien apposé sa signature sur les fausses promesses de vente, tapées sur une machine à écrire achetée au Havre. Il n’est pas possible aujourd’hui de remettre en cause ce fait établi.
Il y avait par ailleurs, à Morlaix, deux personnes qui avaient intérêt à ce que Quéméneur disparaisse.
Qu’est-il arrivé à Quéméneur ?
Deux hypothèses peuvent aujourd’hui être envisagées :
- Le retour de Quéméneur à Morlaix et son décès accidentel, tels qu’ils ont été rapportés par Denis Langlois à partir du témoignage du fils de Guillaume Seznec. Ce témoignage mérite d’être pris en considération, mais il demeure historiquement fragile. Il n'entre pas en contradiction avec les éléments factuels du dossier d'instruction mais il n'est pas étayé par une autre source différente.
- L’assassinat de Pierre Quéméneur par l’individu qui lui avait donné rendez-vous. L’un des hommes liés à O.I.R. sera par la suite condamné à huit ans de prison ferme pour une tentative d’homicide. Cette seconde hypothèse ne peut donc être écartée, mais elle reste, en l’état actuel des recherches, impossible à démontrer.
Y aura-t-il une révision de l'affaire Seznec ?
Je ne suis pas juriste et cette question dépasse mes compétences.
Je sais en revanche que Denis Le Her Seznec n’a jamais abandonné le projet de faire réhabiliter son grand-père. Il est possible que d’autres personnes envisagent aujourd’hui une nouvelle démarche.
Mon travail n’a pas pour objet de rédiger une demande en révision, mais d’établir, à partir des archives, ce que l’on peut désormais savoir de cette affaire cent ans après les faits.

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