vendredi 3 juillet 2026

Espionnage dans La Dépêche de Brest du 5 mai 1922



Ci-dessous un article de la Dépêche de Brest en date du 5 mai 1922. Il concerne une vaste organisation d'espionnage à Brest, un an avant l'affaire Seznec et la disparition de Pierre Quéméneur. La vaste organisation d'espionnage ne s'est pas arrêtée après l'arrestation de quelques communistes.

La Sureté Générale est en charge de l'affaire. Il y a des perquisitions jusqu'au siège du parti communiste. Des documents sont saisis avec des courriers, des télégrammes, des noms, des contacts, des commanditaires. Parfois, ces télégrammes sont en russe, parfois, ils sont codés.

Une question légitime que l'historien doit se poser : l'affaire de Cadillac vers la Russie soviétique est-elle une invention de Guillaume Seznec après la lecture d'articles de ce genre ou y-a-t-il eu une organisation d'espionnage en France qui pouvait s'intéresser à des véhicules ?

Si l'on trouve des éléments prouvant que Pierre Quéméneur a été en contact d'une façon ou d'une autre avec une organisation d'espionnage, cela changerait totalement l'affaire Seznec. Par exemple, Seznec ne comprend pas comment la machine à écrire du Havre a pu se retrouver dans le grenier de la chaufferie. Pourtant, selon le dossier d'instruction et les expertises, les fausses promesses ont bien été tapées sur cette machine. Plusieurs témoins certifient que cette machine a bien été achetée par Seznec. Si Seznec les avait fabriquées lui-même, on peut supposer qu'il aurait trouvé un moyen plus efficace de se débarrasser de cette machine encombrante en la passant à la broyeuse.