La thèse de la justice affirme que Guillaume Seznec a tué son ami Pierre Quémeneur. Le mobile serait de s’emparer de la propriété de Plourivo. Il aurait fabriqué de fausses promesses. Pour attirer Quémeneur dans un traquenard, il aurait inventé cette affaire de vente de Cadillac vers la Russie des Soviets.
Je ne suis pas en mesure de prouver que Seznec n’a pas tué Quémeneur. Nous ne pourrons sans doute jamais le prouver, puisque les témoins sont tous décédés et que les pièces à conviction ont disparu et surtout, la justice s'est souvent contentée d'investigations à charge. Seznec a été condamné pour un crime sans cadavre, sans arme du crime, sans témoins, et sans réel mobile, dans des conditions peu crédibles.
J’ai repris la totalité du dossier de l’affaire Seznec depuis le début. Je peux affirmer aujourd’hui, preuves historiques à l’appui, que la thèse de la justice ne correspond pas à la réalité des faits. Un pan entier de cette affaire a été occulté.
Pour revenir uniquement aux détails du dossier d'instruction, par exemple, dans la nuit du 25 au 26 mai 1923, un témoin, le maçon Dectot, a déclaré avoir vu un véhicule vers 23 h 00. Son témoignage présente des incohérences. Il est aussi fait mention d’un journalier russe, puis d’un camion de transport de meubles Dodge, et enfin, vers 5 h 30, de la rencontre avec le livreur de lait Schwartz.
Le chauffeur du camion Dodge aurait prêté un cric à Seznec. Il venait de Dreux et se dirigeait vers Paris. Ce chauffeur n’a pas été entendu, et il n’a même pas été recherché. Je ne comprends pas pourquoi. Il aurait été intéressant de savoir s’il existait réellement, de confirmer qu’il avait prêté un cric et de lui demander s’il n’avait pas pris un passager pour le déposer à Versailles ou à Paris. La justice a affirmé que Quémeneur ne pouvait se rendre à Paris mais sans avoir éliminé toutes les pistes possibles.
Je dispose d'éléments accablants sur l'enquête de police et de justice.
Je pense qu’un documentaire de référence, par exemple sur France 2, reprenant toute l’enquête depuis zéro, pourrait révéler des surprises. Cela permettrait de rétablir la vérité sur des bases solides, historiques, incontestables. Je pense qu'il est temps de dire ce qu'il s'est réellement passé dans cette affaire même si cela doit déplaire au ministère de la justice et à la corporation de la magistrature.

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